TOLERANCE AU NOM DU RECYCLAGE

Qui ne connais pas le géant H&M ? Ou plutôt Hennes & Mauritz crée en 1947, marque présente dans plus de cinquante pays et détenant plus de deux milles sept-cents magasins. On a tous acheté un jour un t-shirt ou une petite paire de chaussettes comme nous avons aussi pu voir leurs faux-pas dans la mode. Leurs crop-tops outranciers et leurs leggings plus collant qu’un collant DIM, leurs bagues en toc qui nous colorent les doigts en bleu instantanément et l’invention de faux groupes « légende » de métal pour pouvoir imprimer leurs t-shirts, on était là. Mais nous avons aussi été présent lors de leurs coups de maître en matière d’industrie vestimentaire et nous jetons tout particulièrement notre dévolu sur leur dernière idée : la création d’une mode durable, les clients revendent leurs produits H&M qu’ils ne portent plus pour que la marque réutilise les tissus afin de concevoir les collections suivantes.

Mais la chaîne suédoise ne s’arrête pas là. En plus de bouleverser le cycle de vente dans le commerce de la mode (c’est à dire de passer de marque to client à client to marque) celui-ci bouleverse aussi les « codes sociaux » de la fashion industry et ouvre défonce les portes de la tolérance en incluant dans son clip de lancement une femme portant le hijab. La où les créateurs de haute couture et mannequins parlent accueil des femmes plus en chair et de nouvelles ethnies, H&M et Mariah Idrissi parlent fin des stéréotypes archaïques et exploitation du voile et des autres cultures dans la mode. Fini l’abandon modesque des femmes qui ne rentrent pas dans le moule européen, la marque suédoise vit sa propre mondialisation en incluant de nouvelles traditions et cultures qu’elle reconnait dorénavant.

Les femmes sont toutes belles et ont toutes le droit d’accès à la mode.

C.